GUENGAT et les instituteurs ...
De nombreux instituteurs ont défilé dans cette petite école.
Leur position sociale est misérable.
Un salaire de misère, des connaissances souvent rudimentaires et pour beaucoup, un attrait pour l’alcool.
Jean Quideau, vicaire et instituteur. 1858-1861. Demande son changement.
Louis Degay, vicaire et instituteur 20 10.1861-février 1862. Muté
René Le Guillou. Eté 1862. Révoqué pour alcoolisme.
Yves Rolland.1er décembre 1863-août 1865. Demande son changement.
Yves-Marie Normand 4 septembre 1865-fin octobre. Muté
? Philippot. A peine arrivé, demande sa mutation.
Louis-Gabriel Raoul. Nommé le 26 janvier 1866 ; a décliné l’offre en raison de son état de santé.
François Le Floch. 7 février 1866-août 1867. Plaintes légitimes sur sa conduite.
François Beullier. Août 1867-Août 1871. Alcoolique.
Henry-Yves Perre, septembre 1871-mars 1873. Maladif. Démissionne.
Jean-François Le Lann, 18 mars au 4 avril 1873. Muté.
Jean Lagathu, 23 août 1873-août 1876. Révoqué.
Pierre Chauvé, 20 août 1876-fin septembre. Muté.
Alfred Salaun, 10 octobre 1876-mai 1877. Muté.
Jean-Marie Hamon, 2 juin 1877-janvier 1878. Muté.
Jean-Francois Colcanap, 9 février 1878-avril 1879. Alcoolique. Démissionne.
Grégoire Tanneau, avril 1879-septembre 1879. Muté.
Eugène Madec octobre 1879-septembre 1880. Muté.
Jean Guillaume Velly. septembre 1880-janvier 1881. Muté.
Jean Rosuel. Janvier 1881-Septembre 1882. Muté.
Nouvelle école mixte au bourg: une classe garçons et une classe fille
Emile Michel. Septembre 1882-août 1883. Muté.
Institutrice: Marie-Pauline Michel, née Le Donge, épouse d’Emile Michel.
Jean-Marie Huon .Avril 1883-août 1886.
Institutrice: Marie-Marguerite Huon, née Le Diascorn, épouse de Jean-Marie Huon.
Jules Dechennes. Août 1886.
Institutrice: Jeanne Deschennes, née Tanguy, épouse de Jules Deschennes.
Mestr gwiad (webmestre) : Gilbert NIHOUARN 2 Allée de Cornouaille 29180 GWENGAD Tel: 02.98.55.61.98
Dès 1833 et la loi Guizot, chaque commune doit ouvrir une école communale de garçons. Faute de finances et de réelle volonté de faire apprendre aux enfants l’écriture et la lecture, les élus traînent des pieds de longues années.
Le préfet les ayant mis au pied du mur, le maire de l’époque, Auguste Chuto, loue à la commune une petite maison près de l’église pour un montant fluctuant de 90 F à 96F.
La classe se fait en haut, et la misérable chambre de l’instituteur est séparée par une fine cloison. En bas, une des pièces sert de mairie et l’autre est souvent louée. Tout autour, un jardin que le propriétaire s’est réservé, est entretenu par les domestiques de Saint-Alouarn. Les élèves ne peuvent jouir d’une crèche sur le côté, malgré le bail passé avec le préfet. Le propriétaire (le maire) la loue.
Les enfants, au grand dam de l’inspection publique, ne peuvent profiter d’un préau, ni de fosses d’aisances.