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Ce dimanche de mars 1861, toute la jeunesse de Guengat et des environs a répondu à l’appel de Pierre Chuto, de Ty Moullec. Le vacarme provoqué par cette centaine de jeunes danseurs qui s’épuisent jusqu’à la nuit sur l’aire neuve, est assourdissant. Depuis plusieurs jours, en compagnie d’amis et de voisins, Pierre s’est activé à refaire à neuf, l’endroit où les prochaines récoltes seront battues au fléau. Le sol de l’aire, détrempé, roulé et nivelé, forme une surface plane et sans aspérités. Le blé ne doit pas être souillé par la moindre particule de terre: la blancheur de la farine en dépend. Afin de parachever l’ouvrage, garçons et filles sont invités à fouler le sol travaillé. * L’officier d’état civil, Auguste Chuto, marie les jeunes gens, le 13 octobre 1866. Le lendemain, c’est le pardon de sainte Brigitte. Le recteur a exhorté les paroissiens à assister nombreux à la messe pour obtenir, par l’intermédiaire de la sainte, un temps plus favorable à la récolte du blé noir. Ce dimanche, l’ambiance est très festive pour beaucoup, et très recueillie pour d’autres. Marie-Catherine Le Friant, épouse Chuto, assiste avec sa bru, Marie, à l’office de six heures trente au bourg, et à la grand-messe de dix heures à la chapelle |