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En mai, Auguste, cultivateur, meunier et propriétaire, fait traîner à la limite du supportable les négociations avec l’administration représentée par le maire Nihouarn. Afin d’agrandir le chemin de petite communication n°4, dit chemin de Saint-Alouarn, le vieil homme accepte de vendre une garenne, un courtil, des terres labourables, mais au prix qu’il a fixé. Après bien des tergiversations, il accepte la somme de six cent cinquante francs et obtient qu’une clôture en pierres soit reconstruite aux endroits qu’il précisera. Cette affaire a irrité Jean-Louis Nihouarn. Il supporte de plus en plus difficilement son beau-père, mais a toujours besoin de ses conseils. .* Le lendemain, 4 septembre 1882, les éléments sont encore déchaînés. Bien que très fatigué, Auguste reçoit à deux heures du soir son fermier du Merdy qui a renouvelé son bail en août58. Guillaume Kerrec vient quémander un délai pour le paiement du terme échu à la saint Michel. D’une voix lasse, Auguste l’entretient de ses déboires avec le maire. Soudain, alors qu’il débite la même rengaine, il s’affaisse dans son fauteuil. Le fermier appelle à l’aide. Marie-Catherine est au manoir, et une domestique, Marie-Josèphe Maurice, accourt. Mais personne ne peut plus rien pour Auguste Chuto, qui aurait eu soixante-quatorze ans en novembre. |