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Après deux longues semaines de promenades solitaires dans ses bois et ses champs à perte de vue autour du moulin, l’inaction commence à peser sur les épaules du vaincu. Quelques conseillers encore fidèles lui rendent visite et l’encouragent à réapparaître. Tous prétendent que le nouveau maire, Jacques Plouzennec, et son adjoint, Pierre Nihouarn manquent cruellement d’expérience et semblent perdus. Jean-Louis Nihouarn, gendre des Chuto et secrétaire de mairie, multiplie les déplacements au moulin. Afin de faire revenir Auguste au bourg, il prétexte des registres à signer. On murmure que le recteur a demandé un nouveau poste et que l’instituteur ne fera pas une nouvelle année. * Mais c’est surtout l’inactivité et l’ennui qui vont le conduire à la tombe. Et ce n’est pas sa nomination au bureau de bienfaisance qui va occuper ses journées. Son interlocuteur lui promet de faire appel à ses services lors d’inventaires après décès. C’est ainsi que, le 15 mars 1877, Auguste Chuto et Jean-Louis Tanguy prisent les meubles de Jean Hascoet, veuf de Marie-Louise Pavec, au village du Rumerdi en Guengat. Cette nouvelle occupation convient au propriétaire-cultivateur. Le notaire n’ose pas lui proposer une petite rémunération, mais Auguste n’hésite pas à la réclamer ! |